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Calculateur ouverture de faisceau ↔ gain

Le gain d’une antenne directive découle de la finesse de son faisceau. Multipliez les ouvertures à mi-puissance horizontale et verticale, divisez une constante voisine de 41 253 par ce produit, et vous obtenez la directivité. Retirez le rendement de rayonnement et il reste le gain en dBi. Ce calculateur fonctionne dans les deux sens.

°

Angle d’ouverture du lobe principal dans le plan horizontal, mesuré à −3 dB.

°

Le même angle dans le plan vertical, lu sur le diagramme en élévation.

La constante remplace l’angle solide du faisceau. Plus elle est basse, plus on suppose de puissance hors du lobe principal.

%

Part de la puissance fournie qui est réellement rayonnée. À 100 %, le gain égale la directivité.

Gain
20,1 dBi
= 18,0 dBd
Directivité
20,1 dBi
= 103,1 ×
Rendement en dB
0,0 dB
ce qui sépare le gain de la directivité
Angle solide du faisceau
400 deg²
0,97 % du ciel entier
1 · Vue de dessus · azimut2 · Vue de profil · élévationθ = 20°θ = 20°−3 dB−3 dB3 · Gain (dBi)G = 20,1 dBi−1001020304050

Les deux éventails montrent le lobe principal vu de dessus et de profil. Leurs angles d’ouverture sont les ouvertures à mi-puissance, tracées à leur valeur réelle, et les points marquent les bords à −3 dB où le faisceau s’arrête par définition. La barre du dessous place le gain obtenu sur une échelle en dBi ; en dessous de 100 % de rendement, un D en pointillés indique la directivité que donnerait le seul faisceau, et l’écart correspond aux pertes.

Deux ouvertures ne décrivent pas un diagramme de rayonnement complet. Prenez le résultat pour une estimation : environ ±1 dB sur une antenne à lobe unique bien formé, davantage au-delà de 90° d’ouverture ou en présence de lobes secondaires marqués. Quand une valeur mesurée figure sur la fiche technique, c’est elle qui prime.

Comment ça marche

  1. 01

    Relever les deux ouvertures à mi-puissance

    Une fiche technique trace deux coupes du lobe principal, l’une horizontale et l’autre verticale. L’ouverture à mi-puissance est l’angle entre les deux points où le diagramme est descendu 3 dB sous le maximum. Un panneau sectoriel mesure environ 65° de large et 7,5° de haut, une parabole seulement quelques degrés dans chaque plan.

  2. 02

    Transformer la surface du faisceau en directivité

    La directivité vaut D = 4π / ΩA, soit la sphère entière divisée par l’angle solide qu’occupe le faisceau. En approchant cet angle solide par le produit des deux ouvertures et en travaillant en degrés, on obtient D ≈ 41 253 / (θaz · θel), car le ciel entier mesure 41 253 degrés carrés.

  3. 03

    Choisir une constante adaptée à l’antenne

    41 253 suppose que chaque watt tombe dans le lobe principal. Les antennes réelles perdent de la puissance dans les lobes secondaires et le lobe arrière, si bien que 32 400 (soit 1,05 dB de moins) colle mieux aux diagrammes mesurés. La recommandation ITU-R F.1336 retient 31 000 pour les antennes sectorielles. La forme Tai–Pereira D ≈ 72 815 / (θaz2 + θel2) convient aux faisceaux étroits dont les deux ouvertures se ressemblent.

  4. 04

    Convertir en dBi et retrancher les pertes

    La directivité en dBi vaut 10 · log10(D). Le gain est cette valeur diminuée de ce que l’antenne dissipe en chaleur, donc GdBi = DdBi + 10 · log10(η). À 100 % de rendement, les deux nombres sont identiques. C’est pourquoi les fiches techniques annoncent souvent un gain là où une directivité a été calculée.

  5. 05

    Remonter d’un gain publié aux ouvertures

    Un même gain correspond à une infinité de formes de faisceau. Fixez donc d’abord la forme par le rapport r = θel / θaz. Il vient ensuite θaz = K / (D · r) et θel = r · θaz. Avec la constante 32 400, un panneau de 18 dBi et r = 0,115 ressort près de 65° × 7,5°, le secteur cellulaire habituel.

Formules

Directivité à partir des deux ouvertures
D ≈ Kθaz · θel
  • D — directivité, rapport de puissance linéaire
  • θaz, θel — ouvertures à mi-puissance, degrés
  • K — 41 253 idéal, 32 400 avec lobes secondaires, 31 000 pour les antennes sectorielles (ITU-R F.1336)
Forme de Tai–Pereira
D ≈ 72 815θaz2 + θel2
  • préférable pour un faisceau étroit dont les deux ouvertures se ressemblent
  • la somme des carrés est dominée par l’angle le plus large, elle sous-estime donc les faisceaux très aplatis
Gain en dBi
GdBi = 10 · log10(D) + 10 · log10(η)
  • GdBi — gain par rapport au radiateur isotrope
  • η — rendement de rayonnement, 0 à 1 (100 % donne 0 dB)
  • dBd = dBi − 2,15

Exemple de calcul

Un panneau de 20° × 20° à 100 % de rendement
  1. θaz = 20°, θel = 20°, K = 41 253
  2. D = 41 253 / (20 · 20) = 103,1
  3. DdBi = 10 · log10(103,1) = 20,1 dBi
  4. avec lobes secondaires, K = 32 400 : D = 81,0, soit 19,1 dBi
  5. Tai–Pereira : D = 72 815 / (202 + 202) = 91,0, soit 19,6 dBi
  6. → annoncer environ 19–20 dBi et compter à peu près ±1 dB face à une mesure

FAQ

Pourquoi cette estimation ignore-t-elle les lobes secondaires ?
Parce qu’elle remplace tout le diagramme de rayonnement par un rectangle. Le produit θaz · θel ne compte que le lobe principal. Chaque watt parti dans un lobe secondaire ou vers l’arrière est porté au crédit du faisceau, et le gain ressort trop élevé. Passer la constante de 41 253 à 32 400 revient à retrancher 1,05 dB forfaitaires pour cette fuite.
Quelle différence entre dBi et dBd ?
Le dBi compare l’antenne à un radiateur isotrope, le dBd à un dipôle demi-onde. Un dipôle sans pertes affiche 2,15 dBi, d’où dBd = dBi − 2,15. Les formules fondées sur les ouvertures donnent toujours des dBi, puisque la sphère qu’elles découpent est justement la référence isotrope.
Quel gain pour une antenne sectorielle de 65° × 7,5° ?
Multipliez les ouvertures : 65 × 7,5 = 487,5 degrés carrés. Avec la constante des lobes secondaires, D = 32 400 / 487,5 = 66,5, soit 18,2 dBi. Les panneaux de cette forme sont vendus pour 17 à 18 dBi. L’estimation tombe donc à quelques dixièmes de décibel de la fiche technique.
Quand la formule cesse-t-elle de fonctionner ?
Dès que le diagramme n’est plus un lobe unique et étroit. Au-delà d’environ 90° d’ouverture, l’approximation rectangulaire s’écroule, et des lobes secondaires marqués ou multiples ruinent l’hypothèse de départ. Prenez un dipôle demi-onde de 78° × 360°. La règle du produit donne 1,7 dBi contre 2,15 dBi en réalité. Sur les faisceaux très aplatis, la forme Tai–Pereira fait encore moins bien, car l’angle le plus large domine la somme des carrés.
Une fiche technique annonce-t-elle la directivité ou le gain ?
Le gain, sur toute fiche sérieuse. La directivité relève de la seule géométrie et dit à quel point la puissance rayonnée est concentrée. Le gain compte en plus ce que l’antenne dissipe en chaleur dans ses conducteurs, ses diélectriques et son réseau d’adaptation. Sur un panneau ou une parabole bien construits, les deux valeurs se tiennent à quelques dixièmes de dB. Un rendement nettement inférieur à 90 % concerne surtout les antennes électriquement petites ou fortement chargées.

Le gain dit à quel point l’énergie est concentrée, pas où elle retombe. Waveshed oriente le faisceau sur de vraies données d’altitude et montre le terrain réellement atteint, gratuitement dans votre navigateur.

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