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Calculateur d’azimut et d’élévation satellite

L’angle de visée est le couple de valeurs dont une parabole a besoin pour trouver un satellite géostationnaire : l’azimut, compté dans le sens horaire depuis le nord géographique, et l’élévation au-dessus de l’horizon. Les deux découlent de votre position et de celle du satellite. Ce calculateur y ajoute la distance oblique, le skew et l’affaiblissement en espace libre.

°

Nord positif, sud négatif.

°

Est positif, ouest négatif.

Démarre sur une longitude libre, donc toute position convient. Les entrées nommées sont une petite sélection de positions connues, vérifiées le 18 août 2026 sur les données orbitales de CelesTrak.

°

La seule coordonnée du satellite dont vous avez besoin. Les satellites géostationnaires sont tous au-dessus de l’équateur, à 35 786 km. Il n’y a donc aucune latitude de satellite à saisir.

Bande C ≈ 4 GHz, bande Ku ≈ 12 GHz, bande Ka ≈ 20 GHz.

Élévation
35,5 °
au-dessus de l’horizon
Azimut
178,0 °
sens horaire depuis le nord géographique · S
Distance oblique
38137 km
= 127,2 ms aller simple
Inclinaison de polarisation
1,3 °
rotation de la source en polarisation linéaire
Affaiblissement en espace libre
205,7 dB
compté une fois par sens de liaison · 12 GHz
1 · rose des vents · azimutaz 178,0° SNSEONESESONO2 · vue de profil · élévationel 35,5°horizon35,5°sited = 38137 km · hors échelle

À gauche, la rose des vents. L’aiguille se place sur l’azimut calculé et le secteur teinté le mesure dans le sens horaire depuis le nord, le long des points cardinaux du pourtour. À droite, le même trajet vu de profil. La ligne pointillée est votre horizon local, tangent à la surface de la Terre, et le rayon vers le satellite s’en écarte de l’angle d’élévation inscrit à l’arc. Sous l’horizon, le rayon passe en ambre et en pointillé : rien n’est visible d’ici dans cette direction. La vue de profil est un schéma, hors échelle.

Terre sphérique et satellite exactement sur sa position nominale. L’aplatissement du globe et la fenêtre de maintien à poste d’un satellite réel déplacent chacun les angles de quelques centièmes de degré, bien en deçà de l’ouverture d’une parabole domestique. L’altitude du site est ignorée pour la même raison : 1000 m changent l’élévation de moins de 0,01°. Le terrain, lui, n’entre pas du tout dans le calcul, et une crête placée dans l’axe coupe le trajet quoi que dise la géométrie.

Comment ça marche

  1. 01

    Prendre l’écart de longitude

    Retranchez votre longitude de la position orbitale : Δλ = λsat − λsite, est positif. Un satellite situé à l’est donne un écart positif, donc un azimut à l’est du sud dans l’hémisphère nord.

  2. 02

    Calculer l’angle au centre

    Le point subsatellite est l’endroit de l’équateur situé juste sous le satellite. L’angle orthodromique entre votre site et ce point vient de cos γ = cos φ · cos Δλ. Au-delà de γ = 81,3°, le satellite passe sous votre horizon et aucune parabole ne l’atteint.

  3. 03

    Résoudre le triangle

    Le centre de la Terre, votre site et le satellite forment un triangle dont deux côtés sont connus : Re = 6378 km et r = 42 164 km. La loi des cosinus donne la distance oblique, et l’angle entre le rayon et votre horizon local est l’élévation.

  4. 04

    Orienter la parabole sur l’azimut

    C’est l’azimut orthodromique de votre site vers le point subsatellite, compté dans le sens horaire depuis le nord géographique. Une boussole vise le nord magnétique. Ajoutez la déclinaison magnétique locale avant de vous en servir.

  5. 05

    Régler le skew en dernier

    Une source à polarisation linéaire doit aussi être tournée, car le plan de polarisation du satellite est incliné par rapport à votre verticale locale. L’angle est faible sur votre propre méridien et grandit à mesure que le satellite s’éloigne vers l’est ou vers l’ouest.

Formules

Angle au centre et distance oblique
d = Re2 + r2 − 2 · Re · r · cos γ
  • cos γ = cos φ · cos Δλ — angle au centre site vers point subsatellite
  • φ — latitude du site, degrés ; Δλ = λsat − λsite
  • Re = 6378,137 km — rayon équatorial de la Terre
  • r = 42 164,17 km — rayon de l’orbite géostationnaire
Élévation au-dessus de l’horizon local
el = atan2( cos γ − Rer , sin γ )
  • el — degrés, négatif quand le satellite est sous l’horizon
  • Re / r = 0,15127 — ce même rapport fixe la limite de visibilité à 81,3°
Azimut depuis le nord géographique, et skew
az = atan2( sin Δλ , −sin φ · cos Δλ )
  • az — ramené à 0–360°, valable dans les deux hémisphères
  • skew = atan2( sin Δλ , tan φ ) — rotation de la source, définie modulo 180°

Exemple de calcul

Zurich (47,38° N, 8,54° E) vers Astra à 19,2° E, bande Ku
  1. Δλ = 19,2° − 8,54° = 10,66°
  2. cos γ = cos 47,38° · cos 10,66° = 0,6654, donc γ = 48,28°
  3. d = 6378,1372 + 42164,172 − 2 · 6378,137 · 42164,17 · 0,6654 = 38 218 km
  4. el = atan2(0,6654 − 0,1513 , 0,7464) = 34,6°
  5. az = atan2(0,1850 , −0,7232) = 165,7°, juste à l’est du sud
  6. Affaiblissement à 12 GHz sur 38 218 km : 205,7 dB, délai aller 127,5 ms

FAQ

Pourquoi le calculateur ne demande-t-il que la longitude du satellite ?
Parce qu’un satellite géostationnaire n’a pas de latitude à saisir. Une orbite ne reste immobile au-dessus d’un point du sol que si elle se trouve dans le plan équatorial, à 42 164 km du centre de la Terre, soit 35 786 km au-dessus de l’équateur. Tous les satellites géostationnaires occupent donc le même anneau, à 0° de latitude, et seule la position orbitale les distingue. Les satellites en orbite inclinée, moyenne ou basse se déplacent dans le ciel et réclament un vrai calcul d’orbite, que cette page ne fait pas.
Pourquoi la parabole vise-t-elle plus bas quand on monte vers le nord ?
Parce que le satellite reste au-dessus de l’équateur pendant que vous vous en éloignez. Sur son propre méridien, l’élévation passe de 90° à l’équateur à 32,7° par 50° N, puis 21,9° par 60° N. Au-delà d’un angle au centre de 81,3°, le satellite atteint l’horizon et disparaît. C’est pourquoi la réception géostationnaire s’arrête dans les régions polaires.
L’azimut se compte-t-il depuis le nord géographique ou magnétique ?
Depuis le nord géographique. Une boussole indique le nord magnétique, qui s’en écarte de la déclinaison magnétique locale, d’une fraction de degré à plus de 20° selon l’endroit. Ajoutez cette déclinaison à l’azimut calculé avant de viser à la boussole, ou utilisez une application qui la corrige déjà.
Peut-on encore recevoir un satellite à 5° d’élévation ?
Parfois, mais c’est le cas le plus difficile. Le signal traverse bien plus d’atmosphère, la pluie l’affaiblit davantage, l’antenne capte le bruit chaud du sol et les émetteurs terrestres de même direction brouillent plus facilement. Tout ce qui se trouve à l’horizon, une colline, un toit, une rangée d’arbres, coupe carrément le trajet. Au-dessus de 10°, la liaison est bien plus stable.
Pourquoi la distance oblique dépasse-t-elle 35 786 km ?
35 786 km est l’altitude au-dessus de l’équateur, donc la distance depuis le seul point subsatellite, juste sous le satellite. Tout autre site regarde en biais, autour de la courbure terrestre. De Zurich vers Astra à 19,2° E, la distance atteint 38 218 km, et environ 41 700 km à l’horizon.
Qu’est-ce que l’inclinaison de polarisation et quand compte-t-elle ?
C’est la rotation qu’une source à polarisation linéaire doit prendre pour aligner ses plans horizontal et vertical sur ceux du satellite. Elle compte pour les services Ku à polarisation linéaire comme Astra ou Hot Bird, où quelques degrés d’erreur laissent passer l’autre polarisation dans le récepteur. Les systèmes à polarisation circulaire, dont la plupart des services DBS nord-américains, n’en demandent aucune.

La géométrie indique où se trouve le satellite. Savoir si une crête, un toit ou une rangée d’arbres se dresse dans cet axe est une question de terrain, et Waveshed y répond sur de vraies données d’altitude, gratuitement dans votre navigateur.

Vérifier l’axe sur la carte →

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